Jennifer Khurana

Le 50e anniversaire de naissance de Jennifer a marqué à la fois une étape importante et son rétablissement complet après une opération à cœur ouvert.

Jennifer Khurana

Si on lui avait demandé, le jour de son 49e anniversaire de naissance, si les célébrations de ses 50 ans incluraient un rendez-vous de suivi à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa (ICUO), Jennifer Khurana aurait répondu par un « Non ! » catégorique. Qualifiant son bilan de santé à l’ICUO de « cadeau qu’elle s’est offert », le début de la 50e année de Jennifer a marqué à la fois une étape importante et son rétablissement complet après une opération à cœur ouvert.

Avocate et mère de deux adolescents, Jennifer est revenue s’installer à Ottawa avec sa famille en 2013 après avoir travaillé plusieurs années à l’étranger. Nommée présidente du Tribunal canadien des droits de la personne en 2022, Jennifer affirme qu’elle s’est toujours estimée très chanceuse de mener une vie épanouie et saine, alliant sport, exercice physique et alimentation équilibrée.

La perte de son père, alors qu’elle n’avait que 18 ans, de son oncle et de son grand-père, tous victimes d’une crise cardiaque, a largement contribué à l’engagement de Jennifer en faveur de l’activité physique et du bien-être. « Mon père était indien, et j’ai grandi en sachant que les personnes d’origine sud-asiatique présentaient un risque beaucoup plus élevé de maladies cardiaques. »

À la suite d’une infection virale en 2023, Jennifer a eu du mal à reprendre ses activités habituelles. « J’avais des douleurs à la poitrine et j’étais essoufflée chaque fois que je faisais un effort. » Lorsqu’une amie s’est montrée inquiète pendant une séance de sport lors d’un voyage entre filles, elle a compris qu’il était temps de consulter son médecin. « Mon médecin de famille a été formidable et m’a dit : “Les problèmes de santé des femmes sont souvent minimisés ou ignorés. Tu connais ton corps. Tu ne viens pas souvent ici, alors si tu viens me voir pour des douleurs thoraciques inexpliquées, nous mènerons des examens jusqu’à ce que nous ayons une réponse. »

Toujours marquée par le poids et la portée des paroles de son médecin, Jennifer explique que sa participation à Sautez dans l’action était un moyen d’apporter un changement. « Sautez dans l’action, c’est de la recherche, de l’éducation, de la prévention et bien plus encore. C’est aussi un combat pour faire valoir nos droits. Les maladies du cœur sont insuffisamment diagnostiquées et traitées chez les femmes. Nous devons nous encourager mutuellement à prendre la parole, à prendre ces rendez-vous et à exiger le temps et l’énergie nécessaires pour trouver des réponses. »

« Prenez soin de vous comme vous le feriez pour ceux que vous aimez. Traitez-vous comme votre meilleure amie. »

Rassurée par ses antécédents médicaux favorables et par les résultats normaux de ses examens cardiaques et analyses sanguines, Jennifer raconte avoir été sous le choc lorsqu’un examen d’imagerie réalisé durant l’été 2024 a révélé une malformation cardiaque congénitale dont elle souffrait depuis toujours. « On m’a diagnostiqué une anomalie de l’artère coronaire droite. Son emplacement faisait que l’artère se rétrécissait jusqu’à ne former qu’une fente, empêchant 90 à 95 % du sang et de l’oxygène de passer ; mon cœur essayait donc de s’adapter et de compenser ce problème. » Son médecin de famille lui a expliqué que c’était comme « avoir un tuyau d’arrosage parfaitement propre à l’intérieur, mais sur lequel quelqu’un se tient debout, ce qui empêche le liquide de s’écouler correctement ».

Jennifer explique que c’est grâce aux soins attentionnés du chirurgien cardiothoracique, le Dr Hadi Toeg, qu’elle a pu prendre la décision de subir une intervention à cœur ouvert appelée « RCA ». « Au départ, l’idée de subir une intervention chirurgicale m’inquiétait, mais j’ai été rassurée à l’idée qu’il serait bien plus sûr de procéder dans un cadre planifié et contrôlé plutôt qu’en pleine crise cardiaque. En plus de leur grande expertise et de leurs connaissances approfondies, le Dr Toeg et le Dr Maharajh ont fait preuve de chaleur humaine et d’empathie dans leurs soins, ce qui a également contribué à rassurer ma famille et mes amis. »

La veille de son intervention, Jennifer et sa famille ont patiné sur toute la longueur du canal Rideau. Elle explique que la confiance qu’elle avait en toute l’équipe de l’Institut de cardiologie l’a aidée à calmer son anxiété avant l’opération. « Tout ce soutien coordonné va bien au-delà des chirurgiens et de la salle d’opération. Je me souviens m’être réveillée aux soins intensifs, entourée d’infirmières extraordinaires. L’attention et la qualité des soins étaient présentes à chaque étape de cette expérience. »

Déterminée à se rétablir rapidement, Jennifer est sortie assidûment faire des promenades hivernales, emmitouflée dans sa doudoune protectrice. « La convalescence n’a pas toujours été linéaire, mais les efforts que j’avais fournis pour rester en forme et active avant l’opération ont vraiment porté leurs fruits. Le soutien et l’amour de l’Institut, de mes amis, de ma famille et de toutes les personnes impliquées m’ont également permis de remporter de nombreuses petites victoires quotidiennes. » De retour à la salle de sport après seulement quatre mois, elle raconte avoir ressenti une véritable euphorie en recommençant à courir sur le tapis roulant.

Heureuse de partager son histoire et les leçons qu’elle en a tirées récemment, Jennifer dit qu’elle encouragerait les femmes à être à l’écoute d’elles-mêmes et de leur corps. « Prenez soin de vous comme vous le feriez pour ceux que vous aimez. Traitez-vous comme votre meilleure amie. Si votre meilleure amie vous disait qu’elle ne se sentait pas bien, vous l’enverriez chez le médecin. Les femmes travaillent si dur, ne dorment pas assez et prêtent rarement attention à leurs symptômes. Elles ne veulent pas non plus causer de désagréments ou déranger qui que ce soit. Défendez vos intérêts ! Je le ferais pour n’importe quelle femme ou personne que je connais. »

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