Emily Amano

Pour la plupart des athlètes, un cœur qui bat la chamade annonce le début imminent d’une compétition. Pour Emily Amano, cela signifiait tout autre chose.

Emily Amano

Pour la plupart des athlètes, un cœur qui bat la chamade annonce le début imminent d’une compétition. Pour Emily Amano, cela signifiait tout autre chose.

Emily Amano, milieu de terrain du CF Rapide Ottawa, a commencé à jouer au soccer vers l’âge de six ans. Se décrivant comme une « enfant plutôt calme », elle explique que le soccer lui a permis de s’exprimer et de laisser libre cours à sa créativité. « J’aimais aussi le soccer parce que ce n’est pas un sport où tout le monde est mis dans le même moule. Peu importe ta taille ou ta vitesse, tu peux toujours trouver un moyen de t’adapter. »

Environ quatre ans plus tard, vers l’âge de dix ans, Emily a commencé à ressentir des palpitations cardiaques irrégulières qui duraient environ 20 minutes. « Je jouais au soccer, je me promenais ou j’étais simplement assise sur le canapé, et mon cœur s’emballait. C’était effrayant de ne pas savoir ce qui se passait. Je me souviens avoir essayé de rester calme et de continuer, mais c’était difficile de ne pas s’inquiéter quand quelque chose ne semblait pas aller. »

Reconnaissante envers ses parents qui, pendant des années, l’ont accompagnée à ses rendez-vous médicaux et ont suivi de près son état cardiaque déroutant, Emily explique que le caractère aléatoire de ses palpitations rendait celles-ci apparemment impossibles à détecter lors des examens.

Se sentant en sécurité, mais toujours dans l’incertitude, Emily s'est jointe à l’équipe universitaire de l’Université Colgate, où elle a joué pendant cinq saisons. Lors d’une séance d’entraînement sur le terrain, elle a pu utiliser l’application ECG de sa montre Apple pour enregistrer, sauvegarder et exporter un épisode de palpitations cardiaques à l’intention de son cardiologue, le Dr Chris Johnson, à Ottawa.

« Faites confiance à ce que vous ressentez, car vous vous connaissez mieux que quiconque. »

Ayant reçu un diagnostic de tachycardie supraventriculaire, Emily devait subir une ablation à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa environ un mois plus tard. « Comme mon ablation a eu lieu pendant la pandémie de Covid-19, ma famille n’a pas pu être présente. Se retrouver seule avant une opération cardiaque, c’est effrayant et déstabilisant, mais la gentillesse et l’empathie des infirmières et du personnel de l’Institut de cardiologie m’ont permis de me sentir en sécurité et à l’aise. »

Aujourd’hui âgée de 24 ans et complètement rétablie, Emily est de retour à Ottawa après avoir joué en tant que professionnelle pendant deux saisons en Suède et en Islande. Ravie de représenter sa ville natale, Emily décrit le CF Rapide Ottawa comme une équipe très spéciale. « C’est génial que notre équipe compte de nombreuses joueuses d’autres pays et des personnes issues de divers horizons. Nous avons réuni beaucoup d’éléments positifs venus du monde entier pour construire quelque chose d’extraordinaire ici. »

Rendant hommage à l’Institut de cardiologie pour lui avoir apporté la sérénité et la stabilité nécessaires pour continuer à jouer au soccer à haut niveau, Emily affirme que l’Institut a continuellement marqué sa vie, ainsi que celle de tant d’autres membres de la communauté. « Je sais que je peux parler au nom du CF Rapide Ottawa en disant que nous sommes fières de les compter parmi nos partenaires. »

Porte-parole enthousiaste de Sautez dans l’action, Emily souhaite adresser un message aux autres femmes qui pourraient avoir des inquiétudes concernant leur santé. « Faites confiance à ce que vous ressentez, car vous vous connaissez mieux que quiconque. »

← Retour aux témoignages