Catherine Mensour

Après avoir vécu pendant des années avec une fibrillation auriculaire, Catherine explique pourquoi il est important d’être à l’écoute de son corps et de défendre ses propres intérêts.

Catherine Mensour

« Mark, c’est tante Cathy. Je m’apprête à partir pour un événement professionnel, mais je n’arrive pas à prendre mon pouls. Tu penses que je peux quand même y aller ? » La réponse, un « non » catégorique, de la part du neveu de Catherine, médecin urgentiste et anesthésiste, a confirmé ce qu’elle soupçonnait déjà.

« Je ne savais pas ce qui n’allait pas, mais je sentais bien que quelque chose clochait. Ce n’était pas la première fois que je ressentais cela, mais c’était la première fois que je m’étais arrêtée, que j’avais pris mon pouls et que je m’étais dit : “Mais qu’est-ce qui se passe ?” »

Encouragée par l’insistance de son neveu et par sa propre intuition, Catherine s’est rendue aux urgences où on a diagnostiqué chez elle une fibrillation auriculaire (FA), un rythme cardiaque irrégulier également appelé arythmie.

Orientée vers le Dr Froeschel, à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa, Catherine raconte qu’on lui a rapidement diagnostiqué un type de fibrillation auriculaire appelé « fibrillation auriculaire paroxystique ». « C’était il y a environ quinze ans et, depuis lors, j’ai probablement subi près de 40 défibrillations. Mes visites aux urgences étaient si fréquentes que le personnel hospitalier pouvait m’accueillir par mon prénom. »

En tant que fondatrice de la première agence artistique bilingue du Canada, The Mensour Agency, Catherine a connu 40 années trépidantes et dynamiques à représenter des acteurs et des scénaristes. Cependant, en 2013, elle a été victime d’un AVC dans son bureau d’Ottawa qu’elle chérissait tant.

Avec des troubles de l’élocution, un discours incohérent et des problèmes d’équilibre, elle remercie son amie et collègue Rachel d’avoir reconnu ses symptômes, d’avoir insisté pour qu’elle se rende à l’hôpital et de lui avoir sauvé la vie. Un appel rapide à l’Institut de cardiologie a confirmé la nécessité immédiate pour Catherine, réticente, de monter dans l’ambulance.

« Si quelque chose ne va pas, agissez. Et n’ayez pas peur de vous exprimer et de défendre vos intérêts. »

Après s’être vu prescrire des médicaments pendant son séjour à l’Institut, Catherine a également dû subir la première de trois interventions d’ablation, dont une ablation du nœud AV.

Environ sept ans après avoir subi la deuxième ablation, Catherine a commencé à présenter des épisodes de fibrillation auriculaire de plus en plus fréquents. Sachant que l’intervention recommandée nécessiterait la pose d’un stimulateur cardiaque, elle a dû prendre des décisions importantes.

Anxieuse, frustrée, mais désireuse de profiter encore de nombreuses années d’une vie de qualité, Catherine se souvient avoir demandé au Dr Golian ce qu’il ferait si c’était sa mère, et elle s’exclame : « Vous imaginez demander ça à un médecin?! ». À l’issue d’une conversation ouverte et honnête, l’intervention a été programmée pour janvier 2025. Catherine se souvient avec émotion que le Dr Golian lui a rendu visite dans le laboratoire de cathétérisme juste avant que le Dr Birnie ne procède à l’intervention. « Ils étaient tous les deux gentils et drôles. L’intervention a duré environ 20 minutes et, depuis, le Dr Golian m’aide à m’adapter à cette nouvelle vie. »

Se disant désormais libérée et reconnaissante, Catherine a partagé son histoire via Sautez dans l’action afin d’encourager d’autres femmes à être à l’écoute de leur corps. « Si quelque chose ne va pas, faites quelque chose. Et n’ayez pas peur de vous exprimer et de défendre vos intérêts. La communication est essentielle, tout comme le réconfort de savoir que quelqu’un vous croit et s’occupe de la situation. »

Partisane de longue date des soins médicaux et du bien-être, Catherine adhère aux messages que Sautez dans l’action véhicule concernant les femmes et les maladies cardiaques. « Nous savons que les maladies cardiaques restent la première cause de mortalité chez les femmes dans le monde. Mais nous savons aussi que ces maladies sont évitables à 80 % grâce à l’activité physique et à une alimentation saine. La prévention est cruciale en matière de santé cardiaque, et c’est pourquoi j’utilise le slogan : “Gardez le pouls de votre santé.” »

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